A partir de cette année chaque lundi de Pentecôte nous célèbrerons Marie Mère de l’Eglise. Savez-vous que le cardinal BARBARIN est à l’origine de cette décision qui a été validée récemment par la congrégation pour le culte divin ? Quand nous étions en pèlerinage en Terre Sainte à l’entrée de la basilique Mater Dei à Nazareth, notre évêque nous avait raconté comment il avait présenté cette demande à Rome et nous avait annoncé qu’elle venait d’être promulguée pour toute l’Eglise. La solennité de Pentecôte vient conclure le temps de Pâques où la couleur blanche domine, couleur de la lumière de la résurrection de Jésus. Le rouge de la Pentecôte évoque le feu qui descend dans notre cœur, le feu de l’Esprit Saint. C’est aussi le jour des récoltes et la fête du don de la Loi au mont Sinaï. Les premières récoltes, avec les fleurs et les fruits, nous rappellent que Dieu envoie son Esprit de vie sur chacun d’entres nous afin de renouveler notre existence tout comme se renouvelle la verdure. Il nous donne son Esprit et les dix commandements pour nous guider sur le chemin du véritable bonheur sur terre. Après viendra le dimanche où la liturgie nous plonge dans les profondeurs infiniment élevées de la Trinité. Croire en la Trinité c’est croire que la réalité n’est pas divisée en deux. La foi en Dieu qui est Père, Fils et Saint Esprit nous libère de tout sectarisme qui consiste à dire « c’est ou ceci ou cela » pour affirmer plutôt « c’est et ceci et cela ». Avant d’entrer ensuite dans le Temps Ordinaire il y aura la fête du Saint Sacrement. Car Dieu ne reste pas dans les hautes sphères de la croyance, il s’incarne, il se manifeste par notre pratique.

Jésus se rend présent dans nos petits actes quotidiens fait pour lui avec lui et en lui. Amen

 

« Chers frères et sœurs, bonjour !
Les cinquante jours du temps liturgique pascal sont propices pour réfléchir sur la vie chrétienne qui, par sa nature, est la vie qui provient du Christ lui-même. Nous sommes en effet des chrétiens dans la mesure où nous laissons vivre Jésus-Christ en nous. D’où partir alors pour raviver cette conscience, sinon du principe, du Sacrement qui a allumé en nous la vie chrétienne ? Et c’est le baptême. La Pâque du Christ, avec son poids de nouveauté, nous rejoint à travers le baptême pour nous transformer à son image : les baptisés appartiennent à Jésus-Christ, c’est lui le Seigneur de leur existence. Le baptême est le « fondement de toute la vie chrétienne » (Catéchisme de l’Église catholique, 1213). C’est le premier des sacrements, dans la mesure où il est la porte qui permet au Christ Seigneur de faire sa demeure en notre personne et à nous de nous immerger dans son mystère…
Je vous donnerai un devoir pour la maison, un devoir à faire aujourd’hui à la maison. Que ceux d’entre vous qui ne se souviennent pas de la date de leur baptême le demandent à leur maman, aux oncles, aux grands-parents, qu’ils demandent : « Sais-tu la date de mon baptême ? » et qu’ils ne l’oublient jamais. Et ce jour-là, remercier le Seigneur, parce que c’est justement le jour où Jésus est entré en moi, l’Esprit Saint est entré en moi. Vous avez bien compris le devoir à la maison ? Nous devons tous savoir la date de notre baptême. C’est un autre anniversaire : l’anniversaire de la renaissance. N’oubliez pas de faire cela, s’il vous plaît. »

 

Un heureux évènement !

Le 3 février 2018 Par