Pâques c’est l’Heure de Jésus ! « Mon Heure est venue ! » et cette « Heure » est associée dans l’évangile de Jean à la « Gloire ». La croix de Jésus est nymbée de gloire. Notre croix n’est pas un accident catastrophique, ni un évènement qui n’a aucun sens, qu’on subit. La croix est inséparable de la résurrection car la mort et le malheur n’ont pas le dernier mot mais la vie et la lumière. Quand on est baptisé venir aux fêtes de Pâques c’est comme remettre à l’heure l’horloge de notre vie. Placer tout notre être jusqu’à notre mort dans la gloire éternelle et la bénédiction de Jésus. Venir à la célébration du Jeudi Saint c’est être à l’heure de la reconnaissance pour tout ce que la vie nous donne de bon et heureux. Venir à la célébration du Vendredi Saint c’est être à l’heure de toutes les peines qui traversent notre vie et venir à la veillée pascale samedi soir à 21h c’est être à l’heure de toutes les renaissances et transformations dont notre vie est capable par l’effet de notre foi en Jésus.
Comment trouver des termes assez fort pour convaincre tous les chrétiens de participer au Triduum Pascal ? Trois soirées seulement dans l’année, trois jours saints entre tous les jours de l’année. Si vous ne pouvez venir à l’église faite une petite liturgie en famille. Jeudi un repas où vous partagez le pain et vous lavez les pieds des autres. Vendredi une prière en famille devant la croix mais samedi tous à l’église ! Comment vivrons-nous cette Heure ?

 

« J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.
J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.
L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.»

Cet hymne à la charité écrit par l’apôtre Paul dans sa première lettre aux Corinthiens au chapitre 13 est un excellent examen de conscience. Si nous le lisons tous les jours nous pouvons être sur que nous recevrons la force et les lumières que ce temps de carême réserve à chacun d’entre nous.

 

L’activité qui sanctifie

Le 30 novembre 2018 Par