Beaucoup d’obstacles s’élevaient ce jour-là mais il y avait bien davantage de foi, de désir d’atteindre Jésus et aussi de désir que Jésus atteigne cet homme. Les compagnons de l’homme paralysé n’ont pas ménagé leur peine, c’est que leur amour n’était pas petit.

L’homme moderne dirait : pauvre homme ! mieux vaudrait pour lui ne pas avoir vu le jour. Il était physiquement handicapé et ne voilà-t-il pas que Jésus révèle aux yeux de tous ses défauts cachés ! « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Pas seulement un, ses péchés ! On serait prêt à faire un procès en diffamation pour moins. C’est que Jésus et Lui-seul veut pleinement notre bien. Le bien et sa volonté ne peuvent pactiser avec le mal. Les bien-portants ne vont pas chez le médecin. Jésus est venu pour les malades et les pécheurs. Et moi ? aurais-je donc peur de reconnaître mon péché, de le montrer à Jésus dans le secret de la confession ?

Les scribes ne nient pas que l’homme ait péché. D’ailleurs, pour eux, la maladie extérieure est la conséquence d’un péché personnel (Est-ce lui ou ses parents qui ont péché ? interrogent certains à propos de l’aveugle de naissance). Ils nient à Jésus le pouvoir de pardonner, de redresser l’homme courbé sous le poids de sa faute. Ne nions pas à Jésus ce pouvoir qu’Il possède miséricordieusement et qu’Il nous montre à nous personnellement, à chaque fois que nous recevons, reconnaissants, l’absolution dans le sacrement de pénitence et de réconciliation. Il y a ce qui se voit et ce qui ne se voit pas. Jésus sait où il faut d’abord guérir.

Abbé Pierre PEYRET + 

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