26 Mars 2012
Solennité de l’Annonciation
9h à 18h Adoration eucharistique
18h Prière du chapelet
18h30 Sainte Messe
à l’église de Sathonay-Camp

En la fête de l’Annonciation où Dieu se fait petit enfant, venons L’adorer présent dans la Sainte Eucharistie. Ce sera une manière de Le remercier pour la vie reçue, d’accueillir son amour qui guérit nos blessures de la vie, de L’implorer pour le respect de toute vie.

 

Vive la vie !

Rien d’humain ne nous est étranger. Le discours de l’Eglise n’est pas un discours d’intérêts particuliers, ni partisan ni partial; elle ne défend rien pour elle-même mais l’humanité : tous les hommes et tout l’homme. Elle vise le bien intégral de la personne (Caritas in veritate).

             Pas de seuil d’humanité (plus ou moins homme). Est humain celui qui est conçu d’un humain. S’il ne l’ai pas déjà, quand le deviendra-t-il ?

             Appartenance commune. Ce qu’il est je le suis aussi (embryon : il est ce que j’ai été ; je ne vaux pas plus que lui).

             Le plus petit dans l’humanité reste un homme, il m’est confié. Je dois reconnaître en lui cette humanité commune, et, s’il le faut, la défendre, la servir quoiqu’il en soit.

             Une différence universelle, une distinction entre la personne et l’objet, l’homme et l’animal.

Principe d’égalité : nous sommes du même sang toi et moi.

             Une option propre au christianisme : l’option préférentielle pour le pauvre, la reconnaissance que ce qu’il faut respecter en tout et qui ne souffre aucune exception c’est l’humanité de celui qui la possède. Plus des aspects secondaires, d’apparences, tendent à voiler ce caractère universel d’humanité, plus je dois me porter à son secours.

  

I.                   La vie est un don.

            Sacrée par son origine.

            Personne ne s’est donné la vie à lui-même, nous la recevons comme un don. La vie est le premier des dons, celui sans lequel rien n’existe, rien n’est possible. Par définition, donc, la vie nous échappe : nous ne pouvons mettre la main sur elle, comme si elle était une chose, un objet. On ne peut se l’approprier (l’interdit vétéro-testamentaire de prendre le sang l’exprime à sa façon). La vie est source de vie, la vie vient du vivant, la vie se transmet par elle-même.

            La vie est plus que la matière. A l’origine de ce don, Dieu. L’homme porte en Lui-même l’image et la ressemblance de Dieu Créateur. Ultimement, c’est cela qui le rend intouchable. Le sacré dit le sens de la limite, ce qui ne doit pas être franchi sous peine de dénaturer l’être, de lui enlever ce qui fait son identité unique. C’est pourquoi toute dérogation est inconcevable ; une dérogation est une transgression et une atteinte à toute l’humanité. Une première transgression en appelle d’autres (pourquoi permettre celle-ci plus que d’autre ?).

            Sacrée par sa fin.

            Il y a continuité entre ce que je serai et ce que je suis, entre ce que j’ai été et ce que je suis aujourd’hui. C’est vrai spirituellement, c’est vrai génétiquement aussi (le zygote « contient », est, tout ce que l’homme adulte sera).

            La vie humaine est sacrée parce qu’elle est un don (le 1er) et une promesse. La grandeur et le prix de la vie humaine sont révélés par la vocation divine, surnaturelle de l’homme : l’homme est appelé à partager la vie même de Dieu. Dans la vie nouvelle et éternelle que Jésus apporte est manifestée la pleine signification de la vie terrestre de l’homme (ev1).

            Tout homme par la loi naturelle inscrite dans son cœur peut reconnaître cette valeur sacrée de la vie. S’il n’existe pas cette reconnaissance rationnelle, c’est la loi du plus fort qui s’imposera (ev12 guerre des puissants contre les faibles, conspiration contre la vie, ev17 conjuration contre la vie. Ev 19 dans l’état de droit la force de la raison se substitue aux raisons de la force).

            Indisponibilité de la vie de l’homme.

            L’homme à la différence des choses ou des animaux ne peut être soumis à la domination de personne (ev19). La vie d’un homme, sa valeur ne saurait dépendre de la volonté d’un autre. L’homme ne peut jamais être traité comme une chose. Personne n’a de droit de vie ou de mort sur un autre, même pas sur lui-même.

 

II.                L’incarnation du Fils de Dieu.

          Dieu s’est fait homme nous disant : « nous sommes du même sang, toi et moi. » Dieu s’identifie à l’homme après l’avoir créé à son image. Jésus l’exprime dans le commandement de la charité : « Tu aimeras… le second lui est semblable… »

          Mission particulière du chrétien (ev2) pour faire reconnaître la valeur de toute vie humaine parce que le Fils de Dieu s’est incarné : affirmation de la valeur incomparable de toute personne humaine. Reconnaître le Christ en chacun et particulièrement dans le plus petit. Il a donné sa Vie pour chacune de nos vies. GS 22 « Par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. »

             Le sang de tout homme mis à mort crie vers Dieu et particulièrement celui du Christ. Son Sang purificateur est source de miséricorde. Il révèle l’amour de Dieu pour l’homme, la valeur de l’homme, de sa vie, sa dignité quasi divine, mais aussi sa vocation au don. « Dans le Sang du Christ, tous les hommes puisent aussi la force de s’engager en faveur de la vie. Ce Sang est justement la raison plus forte d’espérer et même le fondement de la certitude absolue que, selon le plan de Dieu, la vie remportera la victoire. » (Ev25) Des signes d’espérance (cf Ev 26-27 en marge). Tous les gestes quotidiens d’accueil, de sacrifice, de soins désintéressés. Ils construisent en profondeur la civilisation de l’amour et de la vie.

 

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