Lumen fidei, la lumière de la foi, tel est le titre de la première encyclique du pape François. La foi éclaire la réalité de notre vie, elle lui donne sa couleur, elle nous permet de comprendre qui nous sommes et quel est le sens de notre vie. La foi est le moyen de connaître Dieu et d’entrer en relation avec Lui.

     Nous venons de recevoir dans notre église Saint Laurent  les vitraux sur lesquels les filles du Collège Bienheureuse Jacinthe de Fatima travaillaient depuis deux ans. S’ils nous parlent aussi, c’est parce qu’ils laissent passer la lumière. Ils mettent une touche de couleur et de douceur dans notre église. Ils transmettent en se laissant traverser par la lumière le message de l’Evangile qui est inscrit en eux. Du côté du Saint-Sacrement, la charité est représentée, Amour divin jaillissant du Coeur de Jésus-Christ, se répandant dans les bonnes oeuvres dont le sommet est la Croix et dans la vie des saints (Saint Laurent étant ici mis à l’honneur comme patron de la paroisse).  

     Jésus a pris soin des hommes, faisant attention à leurs besoins corporels dans la multiplication des pains et comblant leurs besoins
     spirituels encore plus vitaux : « Il ne faut pas travailler pour la nourriture qui se perd mais pour celle qui demeure éternellement. »

     Jésus est passé en faisant le bien. Il nous invite à Le suivre sur ce chemin et nous dit qu’au soir de la vie nous serons jugés sur l’amour, un amour qui ne se paye pas de mots. Dans l’évangile de saint Matthieu, Il parle des oeuvres de miséricordes. Elles sont représentées sur ce vitrail par les sept roses. La tradition de l’Eglise parle des oeuvres de miséricordes corporelles ou spirituelles, au nombre de sept chacunes.

     Sept oeuvres corporelles : nourrir, donner à boire, vêtir, abriter, soigner les malades, racheter les prisonniers et ensevelir les morts.     
     Sept oeuvres spirituelles : prier pour les autres dans leur besoin, enseigner, conseiller, pardonner, consoler, corriger, soutenir.

 

 

     Dieu s’est fait connaître à l’homme, Il a pris un visage d’homme en Jésus, Fils unique de Dieu fait homme. La foi en Jésus est accueil de toute sa personne, des mystères de sa vie sur terre. Les vitraux, côté autel de la sainte Vierge Marie, illustrent chacun un mystère joyeux, lumineux ou douloureux. Pour clore le Rosaire, c’est la statue de l’autel qui illustre le mystère glorieux.

 

     Le mystère joyeux représenté est le cinquième, le recouvrement de Jésus au Temple. Après l’avoir cherché pendant trois jours sa mère le retrouve parmi les docteurs de la Loi et s’entend répondre : « Ne saviez-vous pas que je dois être chez mon Père. » L’Enfant Dieu a douze ans et montre le Ciel d’où Il est descendu d’auprès du Père. Un agneau rappelle sa mission et que c’est Lui et Lui seul le véritable sacrifice qui réconcilie l’homme avec Dieu.

 

 

 

     Toute la vie de Jésus est Lumière. A Canna de Galilée a lieu le premier signe qui manifeste la
divinité de Jésus. Jésus avait été invité  à  des  Noces. En  orient, un  des  rites  du  mariage  est  le  couronnement  de  l’homme  et  de la femme  qui   deviennent époux. Le mariage est une alliance, les deux coeurs entrelacés et la rose unique l’exprime. Les six jarres de  pierre  rappellent  la présence de Jésus qui demanda à Canna de les remplir et de puiser l’eau changée en vin : Jésus élève, perfectionne et transforme l’union des époux de telle sorte que l’amour ne vienne jamais à manquer et qu’il soit à la hauteur divine pour laquelle Dieu nous a créés.

                                                                                                                                                                        Abbé Pierre PEYRET

 Crédit photo A. LOISEAU