Dieu ne désire que notre vie et tous ses commandements sont au service de la vie. Nous sommes tous des serviteurs de la vie, la femme, et la mère d’une manière particulière mais tous, des serviteurs de la vie. Le médecin est aussi un serviteur de la vie.

L’homme a fait d’un côté des progrès considérables au service de la vie— les progrès de la médecine. Mais de l’autre, nous trouvons aussi le danger d’ égarer son identité de serviteur de la vie. La désorientation culturelle a également entamé ce qui semblait un domaine inattaquable : la médecine ! Tout en étant par leur nature au service de la vie, les professions de la santé sont parfois incitées à ne pas respecter la vie elle-même.

            L’encyclique Caritas in veritate nous rappelait : « l’ouverture à la vie est au centre du vrai développement ». Il n’y a pas de véritable développement sans cette ouverture à la vie. « Si la sensibilité personnelle et sociale à l’accueil d’une nouvelle vie se perd, alors d’autres formes d’accueil utiles à la vie sociale se dessèchent. L’accueil de la vie trempe les énergies morales et nous rend capables de nous aider mutuellement » (n. 28). On constate cette situation paradoxale dans le fait que, alors que l’on attribue à la personne de nouveaux droits, parfois aussi de présumés droits, on ne protège pas toujours la vie comme valeur primordiale de chaque homme. Tout homme devrait avoir comme but ultime de son action la défense et la promotion de la vie.

2. Dans ce contexte contradictoire, l’Église fait appel aux consciences, aux consciences de tous… La mentalité ambiante de l’utilité, la « culture du rebut », qui aujourd’hui rend esclaves les coeurs et les intelligences de tant de personnes, a un prix très élevé : cela demande d’éliminer des êtres humains, en particulier s’ils sont physiquement ou socialement plus faibles. Notre réponse à cette mentalité est un « oui » décidé et sans hésitation à la vie. « Le premier droit d’une personne humaine est sa vie. Elle possède d’autres biens et certains d’entre eux sont plus précieux ; mais c’est celui-là le bien fondamental, la condition pour tous les autres » (Congrégation pour la doctrine de la foi, Déclaration sur l’avortement provoqué, 18 novembre 1974, ii). Les choses ont un prix et sont à vendre, mais les personnes ont une dignité, elles valent plus que les choses et elles n’ont pas de prix. Souvent, nous nous trouvons dans des situations où nous voyons que ce qui coûte le moins est la vie. C’est pourquoi l’attention à la vie humaine dans sa totalité est devenue ces derniers temps une véritable priorité du magistère de l’Église, en particulier celle qui est le plus sans défense, c’est-à-dire les porteurs de handicap, les malades, les enfants à naître, les enfants, les personnes âgées, qui sont la vie la plus vulnérable.

            Dans l’être humain fragile, chacun de nous est invité à reconnaître le visage du Seigneur, qui dans sa chair humaine a fait l’expérience de l’indifférence et de la solitude auxquelles nous condamnons souvent les plus pauvres, que ce soit dans les pays en voie de développement ou dans les sociétés du bien-être. Chaque enfant non né, mais condamné injustement à être l’objet d’un avortement, a le visage de Jésus Christ, a le visage du Seigneur, qui avant encore de naître, et ensuite à peine né, a fait l’expérience du refus du monde. Et chaque personne âgée, même si elle est malade ou à la fin de ses jours, porte en elle le visage du Christ. On ne peut pas les mettre au rebut, comme nous le propose la « culture du rebut » !

 

            Le pape François insistait encore auprès des diplomates de tous les pays : Malheureusement, ce ne sont pas seulement la nourriture ou les biens superflus qui sont objet de déchet, mais souvent les êtres humains eux-mêmes, qui sont « jetés » comme s’ils étaient des « choses non nécessaires ». Par exemple, la seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur.

 

            La vie est toujours sacrée, à toutes ses phases et à tout âge. Et non en raison d’un discours de foi — non, mais de raison, d’un discours de science ! Il n’existe pas de vie humaine plus sacrée qu’une autre, comme il n’existe pas de vie humaine qualitativement plus significative qu’une autre. La crédibilité d’un système de santé ne se mesure pas seulement à son efficacité, mais surtout à son attention et à son amour envers les personnes, dont la vie est toujours sacrée et inviolable.

            En cette journée de la vie, confions au Dieu de la vie cette cause : que Jésus vivant, qui vient nourrir et fortifier notre vie nous aide à être résolu pour accueillir toute vie, à nous dépenser pour améliorer autant que nous le pouvons la vie de chacun. Demandons àla ViergeMarie, Mère de la Vie, de protéger le sanctuaire de la vie au cœur de chaque femme.

 

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