Chers paroissiens,
Dans le cadre du projet de révision de la loi de bioéthique qui va être présenté au Sénat, nous sommes invités par les évêques de France au jeûne les 4 prochains vendredis (à partir du 15/01/21) « pour sortir d’une bioéthique aveuglée » qui ne respecte pas la personne de sa conception à la fin de sa vie.
Les évêques commentent:
« Avec un cœur paisible mais sans relâche, les catholiques souhaitent aider notre société française à être une société de l’amour et de l’espérance dans la vérité et le respect de la dignité humaine, sans quoi la fraternité prônée dans notre devise républicaine ne serait qu’une illusion »
Vous pouvez consulter: «  Église et bioéthique » Que nos yeux s’ouvrent ! Quatre vendredis de jeûne et de prière pour sortir d’une bioéthique aveuglée ».
Pour moi, on coupe la branche sur laquelle on est assis quand on ne cesse pas de parler de respect de la personne et de tolérance alors qu’on tue les personnes les plus fragiles au commencement ou à la fin de leur vie avec la conviction que c’est pour leur bien ou pour le droit de son propre bien.
Notre société individualiste, matérialiste qui survalorise le bien-être voire l’homme augmenté comme le bien ultime, face à la vulnérabilité, la souffrance ou la détresse morale ou psychologique ou le sentiment subjectif d’une dégradation de la dignité humaine, se retrouve impuissante et sans espérance.  La valeur de la vie, sa dignité et son respect ne reposent pas sur la valeur intrinsèque de la vie mais sur le ressenti subjectif du bien-être. Dans ces conditions de détresse, la vie ne vaut pas le coup d’être vécue. La société  considère alors la mort ou la mise à mort comme la moins mauvaise ou la seule issue possible voire comme une libération, un bien, un progrès, un droit. Nous sommes au contraire invités à l’Espérance que même dans ces situations de détresse, la fraternité et le respect sont des réalités à vivre qui ouvre à un vrai amour et un vrai bonheur.
Père Thierry.