Rosaire vivant

Missionnaires du Rosaire vivant

Un groupe paroissial à la dimension du diocèse et de l’Eglise universelle.

« L’esprit qui doit animer les personnes qui sont à la tête du Rosaire Vivant, doit être l’esprit même de Notre Seigneur Jésus-Christ. Charité universelle, qui doit s’étendre à toutes les âmes, à tous les lieux, n’ayant en vue que la plus grande gloire de Dieu. »

Pauline JARICOT

Depuis quelques années l’initiative que Pauline JARICOT lançait en 1826 a repris de la vigueur. Une quarantaine de groupe des Missionnaires du Rosaire Vivant existe aujourd’hui dans le diocèse. Ces groupes sont surtout concentrés autour de Lyon.  L’année de l’esprit qui propose Pauline comme figure pourrait être l’occasion de les voir fleurir au-delà. Selon le mot de Pauline le Rosaire vivant est un brasier, des cœurs rapprochés qui s’embrasent spirituellement et permettent à d’autres de s’allumer.

Le principe est des plus simples :

–          Chaque personne s’engage à méditer un mystère de la vie de Jésus en priant une dizaine du chapelet chez elle chaque jour.

–          Chaque groupe est constitué de 20 personnes représentant chacune un des mystères joyeux, lumineux, douloureux ou glorieux ; elles forment ainsi un Rosaire vivant. Le groupe peut commencer même s’il manque quelques personnes.

–          Le prêtre accompagne ce groupe. Un membre prend la responsabilité pour l’organisation pratique d’une réunion mensuelle et du lien avec le diocèse.

–          Périodiquement les membres changent de mystère en en méditant un nouveau (soit par tirage au sort, soit en prenant le suivant dans l’ordre logique).

Ce Rosaire est un vrai résumé de l’Evangile et sa méthode veut être toute simple selon le vœu de Pauline JARICOT.

Chaque mois peut être portée dans la prière une intention confiée par vous-même, celle de l’Eglise universelle ou diocésaine.

 

DEVENEZ MISSIONNAIRE DU ROSAIRE VIVANT

«  Ce Rosaire Vivant a été un brasier, il faut le rallumer »

« Cette prière m’est un grand réconfort » Cardinal Barbarin

« Il est urgent de trouver et de retrouver l’usage de cette belle prière »
(Bx Jean-Paul II)

Une quarantaine de groupe existe actuellement dans le diocèse.

Le chapelet, chanson d’amour

L’abbé Pégourier nous offre quelques pistes pour découvrir ou raviver notre manière de réciter le chapelet
Rosa, rosa, rosam,rosae, rosae, rosa –rosae,
rosae, rosas,
rosarum, rosis, rosis 1! C’est la chanson des roses : elle anime
l’’une des déclinaisons du latin – langue morte réputée difficile – pour en faire
un tango entraînant. De même, en ce mois d’’octobre dédié à la Vierge, nous
sommes invités à faire, des Ave de notre chapelet, un rosaire vivant.
Mais si cette dévotion répétitive nous lasse, ne serait-ce pas parce qu’il y
manque une musique intérieure, celle qui naît d’’un cœoeur aimant.

Le chapelet, chanson de notre pauvre amour

Á ce propos, saint Josémaria
rapportait un souvenir d’’enfance : « Il était courant alors que les jeunes de
villages aillent, guitare au bras, donner une aubade à leur fiancée (…) Tout en
chantant, leurs pensées peut-être s’’échappaient par moments ; ils étaient
pourtant là, par amour, au bas de la fenêtre. Quoique vous ayez des distractions
dans la récitation de votre chapelet, continuez à le prier : c’’est comme chanter
la sérénade, et jouer de la guitare, par amour »2. Pour sa part, comme une fiancée, Marie
se plaira à écouter cette douce musique du Salut qui l’’enchante ! Elle l’’avoue
elle-même lors des apparitions de l’’Ile Bouchard 3: mardi 9 décembre, au
bout d’une dizaine de chapelet, la Dame apparaît et organise elle-même la
prière :
« Chantez le“ Je vous salue, Marie ”, ce cantique que j’’aime
bien, demande -t-elle aux jeunes voyantes. Elle le réclamera de nouveau le 11 et
le 13. Et les enfants chantent, pour faire plaisir à la Dame.

Est-il bien raisonnable, par conséquent, de prier comme un
automate, ou de mâchonner ses Ave, l’’un après l’autre ? Non. Ouvre les
yeux. Rends-toi compte ! Fais-toi petit. Le Seigneur se cache aux orgueilleux
et montre les trésors de sa grâce aux humbles. Ne crains pas si, en méditant par
toi-même, il t’’arrive de laisser échapper des marques d’’affection et des mots
audacieux et enfantins. Jésus le désire, Marie t’’encourage. Si tu récites le
Rosaire de cette manière, tu apprendras à faire une bonne prière
4.

Un chapelet de coeœur à coeœur, et non par coeœur

Dire son chapelet n’’est pas tant un exercice de l’intelligence qu’une tâche du cœur : les mystères évoqués
sont autant de tableaux qui représentent la vie entière du Seigneur, ils sont l’’abrégé de tout l’’Évangile 5.
Je les contemple pour m’unir au Christ et me pénétrer de sa
logique d’amour. Ce faisant, je partage les sentiments de Marie qui
conservait toutes ces choses dans son cœoeur 6; je les parcours à nouveau, en pensée,
avec elle … afin qu’’ils se gravent en moi-même. Plus que de la récitation de
dizaines d’’Ave, c’’est d’’une imprégnation dont il s’’agit. Au fil des
grains qui passent entre mes doigts, avec la Vierge mon coeœur s’’éprend des
desseins de Dieu ; il devient moins perméable à mes soucis, plus capable d’’élan
généreux pour associer mes efforts à l’œ’oeuvre rédemptrice du Sauveur. Tel est le
sens de nombreuses apparitions de la Reine du Ciel : Surtout priez beaucoup
pour les pécheurs (……) Je ne suis pas venue pour faire des miracles, mais pour
que vous priiez
7.

– « Madame, que faut-il faire pour consoler Notre-Seigneur de la peine que lui causent les pécheurs ?

– Il faut prier et faire des sacrifices. Priez-vous pour les pécheurs ?

– Oui, répondent les quatre enfants ensemble.

– Récitez une dizaine de chapelet les bras en croix ! » 8. Merveilleuse monotonie des « Je vous salue » qui purifie
la monotonie de nos péchés
9!

Aventuriers du Bel Amour

L’’iconographie chrétienne en témoigne, Jésus, lui aussi, se laisse attacher par le chapelet :
chaque fois qu’il y trouve des mots vivants d’’amour.
Certes, celui qu’’expriment nos Ave est faible, mais la Vierge
les affecte d’un coefficient multiplicateur. Présentés alors par la Toute
Puissance suppliante
, ils exercent une attraction irrésistible sur le cœoeur
du Seigneur : Mais priez, mes enfants, mon Fils se laisse toucher,
confie-t-elle aux enfants de Pontmain qui l’’invoquaient, le chapelet à la main.
Le Je vous salue, en effet, rappelle cet instant où Dieu s’est penché sur
nous, où sa bienveillance a comblé la distance qui le séparait de notre humanité
défaillante. Et son point de départ, quel est-il ? Deux pronoms personnels – je
et vous -, comme dans une histoire d’’amour : nous deux. N’oublions donc pas, en
le disant, cette recommandation de la sainte d’’Avila : Prier, ce n’est pas
beaucoup penser, c’est beaucoup aimer !

1 Rosa, chanson de Jacques Brel.

2 Saint Josémaria Ecriva, Réunion de famille, 1973.

3 Apparitions de
l’Ile Bouchard (Indre-et-Loire), du 8 au 14.XII.1947 ; d’après le récit de
Jacqueline Aubry, Extraitsde Il est ressuscité, n° 41, déc.
2005.

4
Saint Josémaria, Saint Rosaire, Épilogue.

5 Catéchisme de
l’Église catholique
, n° 971.

6 Lc 2, 51.

7 Apparitions de l’Ile Bouchard, vendredi 12.XII, ibid.

8 Apparitions …, dimanche 14, ibid.

9 Saint Josémaria, Sillon 475. [Monter]